Trouver sa propre maternité, mon témoignage

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de mon chemin vers ma maternité assumée : comment je suis passée d’une mère stressée et peu sure d’elle à une mère plus alignée avec elle-même.

J’ai connu pas mal de difficultés et de remises en questions, ça m’a beaucoup affectée et beaucoup fait douter, j’ai énormément culpabilisé et j’ai eu beaucoup de mal à me sentir légitime et accomplie en tant que maman. Si tu te reconnais là dedans, la suite devrait t’intéresser.

Comment je suis passée d’une mère toujours en quête de perfection à une maternité plus assumée et alignée avec qui j’étais ? Comment je me libère petit à petit de mes croyances sur ma vie de mère pour me faire d’avantage confiance ? Est ce que ça a été compliqué, facile, miraculeux, douloureux ?
Qu’est ce que ça change au quotidien ?

Mes débuts en tant que maman : stress, peurs, doutes

Devenir mère a été compliqué pour moi parce que d’un seul coup on n’a plus “que” soi à gérer et clairement cette “bascule” dans ce monde vraiment inconnu m’a fait peur (en plus j’avais un bébé RGO et ceux qui connaissent savent que ça peut rendre le tout encore un peu plus délicat)

Il faut savoir que j’avais eu quelques soucis pour devenir mère : 2 ans d’essais et plusieurs fausses couches arrivées à la fin du premier trimestre, puis cette grossesse tant espérée où j’ai été pas mal malade, avec beaucoup de contractions, un dépassement de terme, un bébé en détresse à l’accouchement… Et au final j’avais tellement peur de perdre mon bébé que je ne m’étais pas préparée à en avoir vraiment un.

J’ai fait une dépression post partum à l’époque, ça n’a pas été très long et j’ai été bien entourée mais clairement le truc qui me marque de cette époque c’est à quel point je voulais avoir un rythme bien calé, un bébé et une maternité parfaits en tout points, être dans le contrôle. Après avoir repris le travail j’ai fini par nouer un lien très fort avec ma fille qui en plus était ce qu’on appelle un bébé “facile” passé les premiers mois, qui dormait bien, mangeait bien, ne pleurait que rarement…
Ce qui renforçait aussi quelque part cette impression que j’avais d’être “dans le contrôle”

Coté émotions, c’est évidemment en devenant maman que je les ai vues “déborder”, que j’ai été mise face à face avec ma sensibilité. J’avoue que j’avais vraiment du mal avec ça, donc je mettais vraiment un mouchoir dessus pour garder la face en toute circonstance et magie ! J’avais l’impression de tout gérer même si comme beaucoup de mamans je courrais après le temps et la perfection.

Deuxième enfant, deuxième chamboulement

Ce semblant d’équilibre là a volé en éclat quand j’ai eu ma deuxième fille, 3 ans après, elle aussi RGO mais à un stade plus sévère. J’ai clairement voulu “réparer” les premiers mois compliqués d’avec sa sœur, j’ai voulu assurer et j’en étais limite à ne jamais vouloir la lâcher. Dès qu’elle pleurait, je la prenais en écharpe pendant des heures et je fusionnais littéralement avec elle, alors que j’avais au final tout autant de douleur et de difficultés qu’avec ma grande. Mais je culpabilisais TELLEMENT d’avoir encore un bébé RGO, qui pleure de douleur 20 h sur 24… Autant dire que là questions larmes et émotions, j’étais dans le grand bain.

Malgré tout c’est avec ma deuxième que j’ai commencé à me dire qu’il fallait que je travaille sur moi. Je voyais bien que ce n’étais pas possible de tout contrôler, que ça ne me convenait pas comme ça.

Alors j’ai commencé à lire des livres, aller sur des sites, regarder des méthodes différentes, me convaincre qu’il fallait que je fasse autrement mais sans vraiment me demander ce qui me convenait.
Je traversais énormément de remise en question et de culpabilité, de pression vraiment la pression c’est ce que je retiens de cette période pour le coup. J’avais d’un côté une petite fille qui grandissait, allait à l’école, avait du mal avec la séparation à l’école, et de l’autre un bébé qui souffrait beaucoup et était au final très intense.

Son rapport très fort à la sensibilité et aux émotions a achevé de me révéler le mien, forcée à regarder un peu en moi pourquoi j’étais souvent en colère, triste, jamais satisfaite… L’aider à apprivoiser tout ça quand elle a commencé à grandir a été certes difficile mais ça m’a aidée aussi à prendre conscience.

Le prise de conscience : le game changer

Voilà c’est ça l’idée maitresse pour moi : la prise de conscience. A partir de là j’ai beaucoup cogité, pas mal écrit à ce sujet sur le blog d’ailleurs, parlé avec d’autres mamans, je me suis autorisée à demander de l’aide (bon pas trop, c’était encore un peu dur à l’époque), je suis allée dans les lieux accueil parent enfant, j’ai mis ma fille en halte garderie pour reprendre mon activité ou juste souffler mais la culpabilité était encore bien là, malgré tout.

Avec le recul, je me dis que c’est ce moment là qui a constitué une sorte de bascule dans mon parcours. Le moment où j’ai commencé à regarder ce qui se passait en moi, à aller creuser même si c’était parfois difficile à regarder, à me dire qu’il fallait prendre soin de moi avant de vouloir changer qui j’étais pour devenir « une meilleure mère ».

Le bébé surprise et le lâcher prise

Et puis les enfants ont grandi, j’ai repris un travail salarié, et un beau jour alors qu’elles avaient 5 ans et 8 ans, j’ai appris que j’étais enceinte. Ce n’était pas prévu du tout et je ne rentrerai pas dans les détails sur notre décision parce que ça reste un choix très personnel et qu’il n’a pas été simple à faire. J’ai eu du mal avec l’imprévu, la perte de contrôle, j’ai eu évidemment peur de repasser par la dpp et le rgo, de perdre la vie et la tranquillité qu’on avait si durement acquis au bout de plusieurs années.

Mais je me suis dit que j’allais le voir différemment : que c’était l’occasion peut-être de faire table rase de mon passé et me demander ce que je voulais VRAIMENT pour ma maternité. De me faire confiance et d’oser demander de l’aide, d’accepter que tout ne puisse pas être parfait, que je devais raisonner un jour après l’autre.

Et c’est vraiment ça le “mantra” qui m’a énormément aidée pendant cette grossesse mais surtout après : Un jour à la fois.
Perso, le post partum c’est une période avec laquelle je ne suis pas super confortable, qui a laissé des traces, parfois j’avais envie de faire un bond dans le temps, et cette notion de un jour à la fois ça m’a vraiment fait voir les choses différemment. J’ai osé demander conseil, j’ai trouvé un soutien vraiment énorme sur les réseaux, j’ai osé faire mes propres choix aussi.
Quand ma fille a eu 6 mois j’ai repris mon activité à temps partiel et surtout j’ai décidé de me faire coacher.

J’ai suivi un accompagnement pour aller creuser en moi et me re-découvrir, c’est quelque chose dont j’avais énormément besoin à ce moment-là, je me sentais perdue, comme si je ne me connaissais pas du tout. Je me suis dit que cette nouvelle naissance c’était le moment de me recentrer sur moi et de prendre du temps pour moi.

Ca n’a pas été simple, j’ai beaucoup été dans le déni au début, j’ai été face à des choses que j’avais refoulées et j’ai du travailler sur plein de croyances que j’avais vraiment ancrées en moi.

Mais ce que je peux te dire, c’est que ça n’a pas été aussi difficile que je l’imaginais.

Au bout de 6 mois j’ai pu me réconcilier avec moi et par là avec ma maternité.

Depuis je me fais coacher en continu et c’est vraiment devenu primordial de prendre du temps pour moi. Ca se ressent sur moi, sur mon bien-être et ma vie de maman également.

C’est pour ça que j’ai décidé de me former à mon tour pour accompagner les mamans et que je suis là aujourd’hui, à te parler de mon parcours vers une maternité qui me ressemble vraiment, avec laquelle je suis plus à l’aise.

C’est ça que j’ai envie de te transmettre, notamment avec le programme Baby Steps : te reconnecter à qui tu es, à ta propre vision et tes propres envies pour redéfinir ta maternité. Si tu as envie d’en discuter, ma boite mail et la section commentaires te sont grand ouvertes !

7 commentaires

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  1. Super article qui va aider plus d’une maman, j’aurai aimer lire ce genre d’article il y a 25 ans quand je suis même devenu mère pour la 1ere fois