Comment je suis passée de mère en colère à maman plus apaisée

J’ai longtemps été cette maman toujours en colère, qui crie, râle, s’enerve. Partage d’expérience et clés pour devenir plus apaisée.

C’est le sujet de mon dernier post sur instagram : j’ai un vrai « souci » avec ma colère, c’est l’émotion qui a longtemps été la plus difficile à gérer selon moi. Et surtout depuis que j’ai des enfants !

Si toi aussi tu as l’impression d’exploser (trop) souvent, de te mettre à crier puis de culpabiliser puissance mille, l’article témoignage qui suit devrait t’intéresser.

C’était comme un monstre tapi en moi, qui sortait dès que la fatigue et les contrariétés devenaient trop fortes : j’avais des accès de colère, je criais, je devenais comme « enragée » et j’avais l’impression de ressentir un déferlement de violence en moi qui me terrifiait.

Est ce que j’étais une mauvaise mère, dangereuse pour ses enfants ? Est ce que j’allais un jour être plus sereine, plus calme, plus en phase avec mes émotions ? Je culpabilisais énormément et j’avais l’impression d’être condamnée à ressentir cette colère dévastatrice pour moi et ma famille.

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Le message derrière la colère

Derrière chaque émotion, il y a un message : c’est d’ailleurs le but d’une émotion, de transmettre un signal pour se mettre en action.

Après des années à mettre ma colère (et le reste de mes émotions) en sourdine, à l’enfouir pour ne plus la voir, à la rejeter pour qu’au final elle ressorte plus forte ensuite… J’ai décidé de m’interroger sur le pourquoi de ces accès de colère.

J’ai remarqué que tout était amplifié dès que j’étais fatiguée et surtout, que j’avais tendance à attendre que le vase « déborde » pour enfin communiquer. Alors que j’aurais pu régler cela dès la première sensation d’inconfort, de léger agacement, de désalignement. Pourquoi ? Toujours le même problème au fond : je ne suis pas assez importante pour m’écouter, oser m’affirmer, parler de ce qui ne me convient pas.

Parce que c’est ça le message de la colère, la base de cette émotion : quand quelque chose qui te tient à coeur, une conviction, une valeur, un besoin profond est bafoué.

Dans mon cas ça pouvait être le besoin de reconnaissance, de repos, de liberté, de choix, l’impression que j’étais moins importante que le reste de ma famille, de subir ma vie de maman, qu’on me demandait d’être une mère et rien qu’une mère (spoiler : toutes mes croyances, elles venaient surtout de moi !). Au fil des mois, j’accumulais des rancoeurs, des non dits, mes besoins se faisaient de plus en plus forts et je ne les écoutais toujours pas.

Et quand finalement j’explosais, c’est tout qui ressortait : c’était un trop plein, l’accumulation de tout ce que j’avais ignoré. Et pour que je m’écoute enfin, il fallait que ce soit intense, fort, impossible à ignorer, comme un accès de colère qui me pousse à me remettre en question.

La prise de conscience :

Alors évidemment, le mieux n’est pas d’attendre d’être très en colère pour agir… Mais apprendre à s’écouter dès les premiers signes, ça a été un réel apprentissage pour moi.

Quand j’ai enfin mis le doigt sur l’origine de ma colère, sur le fait qu’elle me faisait peur et que si je ne la regardais pas en face, je ne réglerais jamais le souci (bien au contraire !), j’ai changé de perspective.

Comme toujours, c’est la prise de conscience qui a été le vrai game changer ! J’ai accepté de regarder vraiment ce qui se passait en moi, d’apprivoiser la colère, d’arrêter d’en avoir peur, j’ai appris à prendre du recul pour comprendre les mécanismes et les causes de ces débordements.

Alors oui, ça a pris du temps, parce que je l’ai fait seule, parce que j’ai du lutter un moment avec ma culpabilité et mes croyances ancrées très profondément sur la vie de maman, parce que j’ai testé plusieurs méthodes, que j’ai eu des « rechutes » avant d’accepter qui je suis vraiment.

Comment j’ai fait la paix avec ma colère ?

J’ai du apprendre à faire la paix avec moi, mes émotions, mon histoire, toutes les facettes de moi et surtout celles que je n’aimais pas. J’ai du transformer certaines croyances : « quand je suis en colère, je suis méchante », « quand je suis en colère, je ne contrôle plus rien », « quand je suis en colère, mes enfants ne m’aiment pas » etc.

J’ai compris que j’avais enfilé un costume de « fille parfaite » il y a des années et qu’étant quelqu’un d’imparfait (et d’humain, comme tout le monde !) forcément, ça ne pouvait pas coller. J’ai compris que mon impulsivité pouvait être analysée, apprivoisée, et qu’en anticipant mes besoins, en les satisfaisant au quotidien, j’étais plus en paix.

Et surtout : quand j’ai des accès de colère, je les accepte, je me demande ce que je peux en apprendre, je m’excuse (aussi bien des excuses aux gens concernés qu’à moi même) et j’arrête de ruminer ou culpabiliser pendant des jours. Je m’autorise à être imparfaite, et je constate que j’ai moins de difficultés !

Je sais que j’ai des valeurs très fortes qui n’acceptent pas d’être bousculées. J’apprends aussi à ne pas mener toutes les batailles car ce ne sont pas toutes les miennes, à mettre mon énergie dans ce qui m’est vraiment utile. Et quand la cocotte se met à bouillir , je ne mets plus de couvecle, je baisse le feu (si c’est possible, sinon, je répare les dégâts en me demandant pourquoi l’eau a débordé).

C’est en me reconnectant à mes besoins, mes valeurs, tout ce qui est important pour moi et mon bien-être que j’ai compris ce qui me mettait en colère, transformé mes croyances, gagné en sérénité et que je me suis apaisée. Mais je garde à l’esprit que tout ne peut pas être contrôlé et que mes failles ne font pas de moi quelqu’un de mauvais, juste humain !

Si toi aussi tu veux faire ce chemin vers toi, c’est ce que je te propose dans Baby Steps, mon programme inspiré de mon propre parcours.

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