Comment j’ai arrêté d’être une control freak (ou presque)

Toi aussi tu veux tout contrôler ? Je t’explique comment j’ai lâché prise et comment j’ai arrêté d’être une maman control freak !

Aaaah l’obsession du contrôle : elle a été ma meilleure amie pendant un moment, j’ai longtemps voulu m’en défaire (mais pas vraiment, un peu paradoxal, je sais…) et c’est quand je m’y attendais le moins que le lâcher prise est finalement arrivé ! Je te raconte mon histoire avec le besoin de tout contrôler, et quelles ont été les vraies clés pour enfin m’en détacher.

Avant tout, on va être claires : ce n’est PAS une mauvaise chose d’être dans le contrôle. Tout est toujours une question de dosage. Tu peux lâcher prise sur certaines choses et pas d’autres, et c’est OK.

Pourquoi j’avais BESOIN de contrôler :

Clairement, devenir mère a été pour moi un chamboulement incomparable. Avant, ma vie était bien rodée, planifiée, rien ne dépassait. Et puis j’ai eu un bébé ! Et quand on devient mère, on apprend à composer avec l’imprévu, l’incontrôlable… et je détestais ça.

Depuis longtemps, j’étais dans l’illusion de « maitriser ma vie ». Je vivais des moments pas cool mais je rebondissais, je gardais le contrôle, je rentrais dans les cases. J’avais en horreur le concept de destin, de surprise, où je n’étais pas maitre de mes réactions, mes émotions, ma vie en général. J’avais toujours cette crainte de laisser paraitre mes failles, de ne pas être « assez bien » aux yeux des autres, d’être démasquée comme étant un imposteur, alors il fallait que tout soit droit, tout le temps.

Quand ma première fille est née, j’ai voulu suivre toutes les règles, lui imposer un rythme, vivre une maternité idéale. Et puis badaboum, la depression post partum, le RGO… Je me sentais perdue, incomprise, faible et tellement imparfaite ! Il fallait sauver la face et redresser la barre, alors j’ai rebasculé dans le contrôle, coûte que coûte.

Je me réfugiais là dedans, c’était ma façon de me sentir en sécurité, d’être indispensable et au final, je me collais moi-même cette étiquette parce qu’elle me protégeait…

L’étiquette « maman control freak » :

Et puis me cataloguer comme control freak, c’était aussi bien pratique parce que ça me donnait une identité quelque part… C’était limite quelque chose de valorisant, à la mode, qu’au final je m’y complaisais.

Parce que c’est quand même super de donner cette impression d’être 100% aux commandes de sa vie, de gérer tout de front, comme une chef, quand on te félicite parce que tout est super millimétré dans ta maternité ! J’étais cette maman qui faisait tout elle-même sans jamais abandonner, qui se mettait des objectifs de fou et qui (je pense) avait aussi tendance à agacer ou à faire culpabiliser.

Et puis, surtout, au fond, je n’étais pas MOI. J’étais ce que je pensais qu’on attendait de moi (tu vois la différence?)

J’ai commencé à me rendre compte de tout ça quand ma deuxième fille est née. J’avais toujours ce besoin de contrôler, mais mes émotions me faisaient comprendre que j’étais en décalage avec moi-même, mes besoins, mes valeurs et que cette obsession du contrôle m’éloignait de qui j’étais vraiment.

Bien sûr, quand je me posais la question, ça me faisait paniquer : qui je suis si je ne suis pas une control freak ? Je perdais mon identité, celle qui me permettait d’exister aux yeux des autres (tiens, en voilà une belle croyance limitante !), et je me sentais perdue. Alors j’y replongeais, pour me rassurer.

Le lâcher prise, je disais le vouloir, mais inconsciemment, il me terrifiait. Je savais ce que j’abandonnais, et longtemps ce côté réconfortant qu’avait ma croyance (on appelle ça le bénéfice caché et toutes les croyances en ont un !) était plus important que l’envie de m’en libérer.

Comment tout a changé, petit à petit

Sauf qu’un jour, la vie m’a donné le choix : rester dans le contrôle ou lâcher prise. Une grossesse pas prévue du tout, et la possibilité de voir ma maternité différemment, m’ont amenée à prendre des décisions que je n’aurais pas prises si les circonstances avaient été différentes : j’ai lâché un CDI pour me remettre à mon compte, j’ai décidé (on a décidé, plutôt, on était deux dans l’histoire !) de garder ce bébé et de m’autoriser à faire un travail sur moi. Il était temps de découvrir qui j’étais sans cette étiquette de control freak.

La vérité, c’est que ça a commencé à changer quand j’ai été prête, et pas avant. J’ai ressenti le besoin de découvrir qui j’étais, de vivre ma maternité différemment, en accord avec moi, et pour ça il a fallu aller creuser, m’autoriser à craquer, faire tomber mes barrières. Je n’en avais pas conscience mais, depuis des années, j’avais déjà commencé mon cheminement, à mon rythme. (fun fact : c’est ce parcours là – en mieux – que je te propose de vivre dans Baby Steps !)

J’ai découvert que parfois, je n’avais pas envie d’être la personne en charge de tout. Que j’avais besoin de repos, de me considérer comme importante, de ne plus être indispensable. Que je pouvais faire ce qui me faisait peur, petit à petit, et dépasser mes a priori. Que je pouvais faire confiance à mon propre jugement sans suivre à la lettre celui des autres.

Que je pouvais être imparfaite et heureuse.

Et devine quoi ? Je le suis, vraiment. Bien sûr, il a fallu un coaching pour creuser un peu plus loin, je continue de travailler la dessus (entre autres), et bien sûr, il reste une part de moi qui a un peu besoin de contrôle. Et c’est OK, c’est qui je suis, tant que ça reste équilibré.

Accepter que tout ne dépend pas de moi, que je ne contrôle rien (enfin, si, un peu mais tu comprends l’idée), que je m’adapterai toujours en fonction de mes ressources, que je peux suivre mes envies et ne pas être parfaite, ça m’a libérée. Ce qui m’a beaucoup aidée aussi, c’est à la fois de connaitre vraiment mon fonctionnement mais aussi de prendre de la distance avec le regard des autres et la culpabilité.

Ces thématiques te parlent ? Ça tombe bien, elles font partie de mon programme Baby Steps, l’accompagnement pour te reconnecter à qui tu es et vivre une maternité alignée ! Je t’invite à découvrir les détails du programme ICI.

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